27 juin 2018

Du 2 au 7 juillet, lors des Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles, venez découvrir des expositions soutenues par Canson® Infinity.

Les photographes de l’Agence Myop investiront, à l’occasion de la semaine d’ouverture des Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles, l’annexe du Cloître, en plein cœur de la vieille ville, pour y présenter dix-neuf expositions inédites.
 
Des rencontres, conférences, projections, un café / bar, des fêtes émailleront toute la semaine professionnelle, transformant ainsi ce vaste bâtiment délaissé en un vibrant lieu de partage, de créativité et d’ébullition. 
 
Les photographes de l’agence Myop, dont la diversité de regards est la marque de fabrique — ils sont reporters, documentaristes et plasticiens — n’en sont pas à leur premier coup d’essai dans l’occupation artistique de lieux désaffecté. En juillet 2014, ils avaient déjà investi un immense et somptueux hôtel particulier décati, rue de la Calade, où le tout-Arles de la photographie s’était empressé. Puis, en 2015, à l’occasion de Photo London, ils ont métamorphosé deux maisons abandonnées dans le sud-est de la capitale pour un happening photographique de quatre jours.
 
Cette année, MYOP propose :  
Adresse : 5 rue du Cloître 13200 Arles
 
 

À propos de l’Agence MYOP

L’Agence MYOP a été créée en 2005 par les photographes Guillaume Binet et Lionel Charrier autour de l’idée d’une subjectivité assumée et d’une multiplicité de regards. M.Y.O.P sont les quatre premières lettres des quatre premiers mots du poème de Paul Éluard  "Mes Yeux Objets Patients", paru dans le recueil « Donner à voir ».
 

Expositions soutenues par Canson® Infinity :

En partenariat avec le labo AZA :

Jeremy SAINT-PEYRE
Pour remplir les journées d’une contrée mélancolique
 

"Je suis venu à la photographie par le réel des manuels d'histoire. Par la photographie, j'ai observé, enregistré, essayé de témoigner, de comprendre. Le réel, c'est décevant ; pas le petit désagrément ponctuel non, le dégoût quotidien, le bal des faux-culs. 
Pourquoi continuer de photographier la violence des autres ? Pourquoi pas inventer et matérialiser l'effet de cette violence sur le moral ? Après tout quand j'étais gosse, j'ai voulu être écrivain. Tant pis pour le tangible.
Les photos se font un peu plus au labo qu’au déclenchement. J’aime la lenteur laborieuse du procédé, opposée à la profusion et au volume du digital, la diarrhée d'images comme dirait Fastenaekens. Des "cut up" les accompagnent, comme pour les photographies, je taille dans une matière : Pour y remplir les journées d’une contrée mélancolique."

Olivier MONGE
1 plage - 15 baigneurs 

 
A Marseille la plage des Catalans est la plus proche du centre ville. Elle est directement accessible  depuis les quartiers populaires. Elle propose une mixité sociale exceptionnelle à l’image de la ville. Olivier Monge investit le champ du portrait sociologique sur cette plage emblématique en y créant un studio photographique à la chambre 20x25 cm.
 
 
En partenariat avec i-labo:
Stéphane LAGOUTTE
L’âme de fond

 
Photographier les rues de Beyrouth n’est pas simple. Cela est dû à des questions de sécurité, à la peur de  l’attentat. Une méfiance que je n’avais vu nulle part  ailleurs poussée à ce point. Il y a les rues où se situe un poste militaire, un ministère, la rue dans laquelle untel est mort, a vécu ou vit. Mais il y a aussi les rues sans tout cela, et où, pourtant, on m’a regardé comme un intrus, dont on ne  définit pas très bien les intentions et qui représente un danger potentiel. C’est cette partie qui m’a intéressée. J’étais observé par des anonymes que je voulais à mon  tour observer. J’ai déambulé et photographié ces personnes à leurs balcons. Intants suspendus dans la ville. Puis, par un travail minutieux, je les ai redessinés en une taille monumentale. Ce geste laborieux était une manière à la fois poétique et politique de leur redonner leur place.
 
Tout comme la peinture s’est attelée à retranscrire des grandes scènes historiques, ici le banal est transfiguré. Instants faits de rien et qui pourtant élèvent ces anonymes à la hauteur de l’Histoire, dont ils sont  témoins et acteurs. Ils contiennent en eux, dans leur simple existence, les peurs et les souff ances de l’histoire de leur nation. Et le geste le plus minimal qu’il soit, regarder le monde par la fenêtre, revêt les habits de la condition humaine. Ils deviennent hérauts porteurs des mythes et annonciateurs des tragédies qui, comme une lame de fond, balaient inexorablement le monde.
 

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